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27-08-21 Profils

Art & Culture

Moath Alofi, l’artiste qui était aussi explorateur

Pourquoi choisir entre devenir artiste ou explorateur lorsqu’on peut faire les deux ? Moath Alofi, un Saoudien de 37 ans qui transforme ses découvertes en art, n’a jamais choisi. Il a parcouru le Royaume durant les 7 dernières années, “pas pour trouver des réponses” mais plutôt des questions inexplorées.

“Je pense que je suis principalement attiré par ce qui stimule mon intellect”

Beaucoup de thèmes personnels et une vision du pays bien à lui : voilà comment Moath trouve son inspiration. En créant des objets d’art, par de la photographie (conceptuelle) et même en produisant des films, il exprime sa vision de la beauté de l’Arabie Saoudite, de la manière la plus brute qui soit. Rapidement, il a su créer du lien entre l’art et l’exploration : “cela peut être différent mais ça peut aussi être très lié, si tu sais comment t’y prendre”. Il a donc initié son exploration dans sa ville natale ainsi que les villages environnants, avant de l’étendre à la région puis au pays entier. Avec une constante néanmoins, celle de toujours garder pour cap de rendre ce voyage agréable à chaque étape.

“L’Humanité n’a pas encore tout exploré”

Originaire de Médine, Moath a toujours eu cette grande curiosité de cœur et d’esprit, indispensable pour devenir explorateur. “Je me disais à moi-même : Moath, tu dois planter une graine pour les 20 prochaines années”. Et c’est ce qu’il a fait. Après une longue période de voyages, il est revenu en Arabie Saoudite et a immédiatement été captivé par la photographie d’espaces déserts. Même en 2021 et après avoir vu une multitude de paysages partout à travers le monde, c’est en Arabie Saoudite qu’il se retrouve : “Je pensais à certains moments avoir tout vu, mais mon pays continue de me surprendre”.

“Le paysage et développement continu de Médine”

Lorsqu’on lui demande pourquoi il a choisi de revenir à Médine plutôt que d’exporter son art vers des horizons plus lointains, il confie aimer sa ville “car elle est organique, ancienne, historique. La ville se développe beaucoup et de manière intéressante. J’ai hâte de voir comment la ville va évoluer”. Si Moath préfère d’ordinaire prendre en photo des paysages et des bâtiments plutôt que des humains, il parvient néanmoins à voir des interconnexions entre les deux. “Les Hommes élèvent ces endroits […], ils traversent ce paysage et y laissent leur empreinte”. Une vision qui l’a mené vers son projet de livre de photographie à paraître, Nabawi, qui mettra en lumière les habitants de Médine : une approche plus intime de son travail, mais qui continue d’explorer de nouveaux territoires à sa manière. Nous avons hâte de découvrir le résultat…

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