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12-08-21 Evénements

Art & Culture

Festival de Cannes : Retour sur la quinzaine de l’Arabie saoudite

Le Festival de Cannes s’est clôturé mi-juillet et a laissé le monde entier avec des étoiles, du strass et des paillettes plein les yeux. Et sur le Marché du film, le volet professionnel de la quinzaine situé sur la Riviera dans un espace que l’on appelle le Village International, l’Arabie saoudite s’est montrée particulièrement proactive.

C’est l’un des trois plus grands pavillons du Village, et sans aucun doute l’un des plus fourmillants. Trois ans après leur toute première participation au festival, l’espace dédié aménagé sur deux étages par le Saudi Film Council -l’organisme chargé de soutenir le développement de l’industrie saoudienne du cinéma– accueillaitles professionnels du cinéma de tous les horizons avec pour objectif de faire découvrir les talents saoudiens d’une part, et promouvoir l’utilisation du territoire dans le 7ème art d’autre part. 

Expériences immersives et échange d’idées

Pour ce faire, différents moyens ont été mis en œuvre, à l’instar des nombreuses tables rondes et autres groupes de discussion organisés en ce lieu autour de thématiques liées au secteur, qui ont rassemblé des personnalités (réalisateurs, producteurs, etc.) en lien avec l’industrie du cinéma. 

Le pavillon saoudien était l’un des plus grands du village international.

Les visiteurs ont également eu l’occasion de faire l’expérience d’une simulation de réalité virtuelle, qui plongeait les cinéastes et investisseurs potentiels dans une vue immersive à 360 degrés des différentes destinations saoudiennes susceptibles d’accueillir des tournages.

Un territoire à valoriser

Et des destinations, il y en a. Au total, ce ne sont pas moins de 13 provinces et 1 300 îles saoudiennes qui ont été mises en avant, avec au cœur du projet ce joyau de la couronne que constitue la région d’AlUla, immense enclave désertique aux paysages lunaires, située dans le Nord-Ouest du royaume. Celle-ci a d’ailleurs déjà été le théâtre du tournage d’un grand film hollywoodien puisque c’est là-bas qu’a été tourné “Cherry”, des frères Anthony et Joe Russo, un drame dans lequel Tom Holland campe un vétéran de la guerre en Irak devenu accroc aux opioïdes.

Outre ce travail très pragmatique amorcé pour favoriser le développement de la filière dans le Royaume, la dimension artistique était également bien présente. Au total, quelque 228 minutes de courts métrages saoudiens ont été diffusées lors des différentes projections organisées par la délégation. Les jeunes talents du 7ème art saoudiens ont ainsi été placés au centre du projet, et amenés à échanger avec bon nombre de leurs homologues d’Arabie saoudite et d’ailleurs. 

Il s’agit là d’une initiative primordiale si l’on considère que le cinéma joue un rôle de première importance dans la perception d’une société. Outre le fait, non négligeable, que le quotidien et la culture des habitants du royaume restent encore particulièrement méconnus à l’échelle mondiale, ce à quoi le 7ème art peut aider à remédier, il constitue également un fantastique média d’expression dans une société en pleine mutation. 

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