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19-03-21 Evénements

Business

Emmanuel Macron incite les entreprises françaises à regarder en Arabie saoudite

Si l’Arabie saoudite est le premier partenaire commercial de la France dans le Golfe, et la France le troisième investisseur étranger dans le royaume, les deux pays entendent renforcer leur collaboration économique dans les années à venir.

Plusieurs récents accords de coopération vont déjà dans ce sens, comme celui signé en janvier dernier entre le SIDF et Bpifrance, pour booster l’écosystème entrepreneurial en soutenant la création d’entreprises, promouvoir le développement des entreprises intéressées par le marché saoudien et développer des synergies dans les projets, missions et événements pour intensifier les liens entre les deux partenaires.

« La France veut revenir en force en Arabie saoudite car il y a en ce moment une fenêtre d’opportunité, il y a un coup à jouer. »

François Touazi, fondateur du think-tank CAPmena

Une fenêtre d’opportunités économiques ouverte entre Paris et Riyadh

Le président français Emmanuel Macron joue une nouvelle carte diplomatique avec l’Arabie saoudite, en encourageant les entreprises françaises à saisir de nouveaux marchés en Arabie saoudite, qui est actuellement en pleine transformation économique et sociétale. Aujourd’hui, « la France veut revenir en force en Arabie saoudite car il y a en ce moment une fenêtre d’opportunité, il y a un coup à jouer », assure François Touazi, fondateur du think-tank CAPmena cité par Challenges. Un défi car la concurrence est rude entre occidentaux, et ne vient pas seulement des Etats-Unis, mais aussi de la Russie, de la Chine, du Japon et des pays européens”.

Partout dans Riyad, la capitale saoudienne, les chantiers poussent comme des champignons. Et pour les entreprises françaises, pas question de rater le coche et de passer à côté de contrats stratégiques, d’autant plus que côté business, il leur reste du chemin pour rattraper leur retard. La France est en effet seulement à la 8ème place des partenaires commerciaux du royaume, qui demeure une cible de choix, avec des prévisions de croissance du PIB autour de 3% pour 2021 – notamment sous l’impulsion de la remontée des cours du pétrole. La montée en puissance des financements privés dans les projets de développement marque aussi une avancée positive pour le royaume, qui se veut de plus en plus business friendly.

On n’a pas constaté de décélération des investissements pour les mégas projets comme NEOM, Al-Qiddiya ou Red Sea.

Laurent Germain, président du conseil d’entreprises France-Arabie saoudite du Medef International

Des méga projets de développement très attractifs pour la France

Au cours des deux dernières années, l’environnement des affaires a beaucoup progressé en Arabie saoudite assure le président du conseil d’entreprises France-Arabie saoudite du Medef International, Laurent Germain. Le plan de transformation Vision 2030 offre en effet de grandes perspectives de développement. La crise du Covid n’a pas freiné l’appétit français vis-à-vis du marché saoudien, bien au contraire. “D’ailleurs, on n’a pas constaté de décélération des investissements pour les mégas projets comme NEOM, Al-Qiddiya ou Red Sea”, ajoute t-il dans les colonnes de Challenges.

Pour cet observateur privilégié des liens économiques entre les deux pays, une prochaine visite du président Macron à Riyadh sera aussi l’occasion de redonner une impulsion, dans les secteurs des transports, de la santé, des énergies renouvelables ou des nouvelles technologies. Ce marché florissant concerne aussi bien les grands groupes que les PME. Le MEDEF International prépare d’ailleurs une nouvelle mission d’entrepreneurs dans le royaume, qui vu de Paris, représente une véritable oasis de business dans un paysage économique incertain.

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