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04-06-20 Profils

Art & Culture

Paris, l’Arabe

Coline Houssais, consultante

Enfant des années 90, pure produit d’une génération ouverte, ayant grandi dans une France libérale aux aspérités multiculturelles, Coline Houssais a fait de sa passion pour la culture Arabe son métier, qu’elle exerce à la manière d’un véritable couteau suisse. À Paris, où elle vit, elle nous guide aux abords des nombreux lieux emprunts de cette culture qu’elle chérie et nous partage sa vision des liens unissants la France et l’Arabe.

Rive droite comme rive gauche, à Paris on retrouve “une vraie effervescence liée à la culture et à la pensée Arabe”. Dans les quartiers nord de la capitale comme à Barbès, comme dans les plus bourgeois 5e et 6e arrondissements, au cœur du très touristique quartier latin, où se trouve notamment la Grande Mosquée. Paris, capitale de la culture Arabe

C’est bien parce que Paris regorge de lieux arabophiles, que Coline Houssais à créer Ustaza à Paris. À l’origine, un simple agenda culturel devenu une agence artistique foisonnante. Tour à tour traductrice pour le cinéma ou journaliste pour la presse, lorsqu’elle n’est pas à l’origine des projets, Coline est consultante et curatrice pour des musées et expositions.

Développer une autre vision du monde arabe

L’insatiable milléniale donne aussi des cours à Science-Po, où elle a étudié. C’est sur le campus Moyen-Orient Méditerranée de Sciences-Po à Menton, qu’elle a appris l’Arabe. Aujourd’hui, Coline a à cœur de redonner ce qu’elle a reçue au sein de cette institution.  Mais aussi de mettre en valeur ces sujets qui la passionne, au coeur d’institutions comme celle de la rue Saint-Guillaume. Que ce soit dans son cours sur l’Histoire politique et culturelle de l’immigration arabe en Europe, son cours Musique et Politique dans le monde arabe, ou celui donné sur l’Histoire des musées, son ambition est la même : développer une autre vision du monde arabe auprès d’un public large. 

Elle passe ensuite un an en Syrie, à l’Institut français avant d’avoir la chance de visiter la majorité des pays de la péninsule arabique.

Une histoire dont les héritiers sont nombreux

Loin des clichés manichéens véhiculés, Coline refuse de qualifier l’histoire entre la France et les pays arabes : « Elle n’est ni positive, ni négative ». Ces liens, elle les trouve complexes, mais brillants par leur longévité. S’il y a eu des hauts et des bas, des périodes de coopération comme de guerre, elle retient surtout les nombreuses collaborations économiques, culturelles, politiques au fil des siècles.

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, autant en France que dans les pays arabe, « nos cultures sont imprégnées l’une et de l’autre ». De cette histoire, les héritiers sont nombreux en France, au Moyen-Orient et en Afrique du nord.

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